Un Chevalier-Montrachet 1996

25 février 2012 | Commentaires (0) | Comptes rendus

Le 15 février, PHUSIS se mettait au service d’un vin de légende, le Chevalier-Montrachet 1996 du Domaine Anne-Claude Leflaive. Ceci, par la dégustation de quelques vins choisis, comme des étapes sur le chemin qui mène au Chevalier-Montrachet.

 

Malheureusement, ce dernier, bouteille unique, s’avéra bouchonné. En remplacement, ce fût un Montrachet 1993 du discret Domaine Fleurot-Larose. Une rareté issue d’un mouchoir de poche puisque la parcelle fait une ouvrée (428 m2).

 

La dégustation d’un Montrachet est toujours un moment rare et, pour certains participants, une première.

 

Pour apprécier les vins au mieux, la dégustation pure a été suivie d’un plat particulièrement adapté : un vol-au-vent de haute volée (langue de bœuf, poule au pot, petits légumes et morilles).

 

Quand les vins parlent d’eux-mêmes…

 

Gwäss 2008, Chanton Weine

De mon union avec le Pinot Noir, j’ai donné nombre de cépages dont l’Aligoté, le Chardonnay et le Gamay. Quasiment disparu, je subsiste toutefois dans le Haut-Valais. Je suis tonique, simple mais franc.

 

Clos de la George Grand Cru 2009, Chardonnay, Yvorne

De ma moraine à éboulis calcaires, je tire une belle minéralité poudrée. Mon élevage est encore marqué mais j’ai suffisamment de fond et de fraîcheur pour le digérer et attendre sereinement mon heure.

 

Bourgogne Aligoté Sous Chatelet 2002, Domaine d’Auvenay

Passé une odeur de torréfaction au nez, je désaltère et glisse comme de l’eau de roche en bouche.

 

Chassagne-Montrachet les Ancegnières 2008, Pierre-Yves Colin-Morey

Je suis encore dans la bure boisée et balsamique de mon élevage. Au palais, je charme d’abord par mon opulence, ma suavité. Mais très vite, je resserre mes rangs sur une finale soutenue, tonique et prégnante.

Meursault les Tillets 1996, Verget

Paré d’un doré assez soutenu, je distille un nez de fumée froide, de fruits jaunes, d’herbes sèches. Mon corps est vif, délié et se termine sur une notion un brin oxydative. C’est vrai, j’ai toujours eu ce côté un peu vieillot mais je ne suis pas sur le retour pour autant !

Le Montrachet Grand Cru 1993, Domaine Fleurot-Larose

Des notes d’herbes sèches, de sapin, de fruits à noyau, de craie, de sarment. Pas sûr, qu’au nez, vous auriez dit d’emblée « Chardonnay »… Tant mieux car c’est mon terroir qui parle et qui me donne cette opulence précise, ce gras aérien et cette solide mais élégante finale. Je m’impose sans même avoir besoin d’hausser le ton…


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