Clos du Mormont | 12

1 mai 2012 | Commentaires (0)

Cheval Ça y est, les beaux jours reviennent  ! Nous avons eu la visite, jeudi passé, du drôle d’équipage constitué de l’énorme cheval et de son accompagnant. Nous avons perçu ce dernier lui parler tantôt doucement puis tantôt guider la charrue armée de 4 griffes. 4 griffes qui se sont enfoncées sans problème dans la terre, cassant les racines des herbes sans modifier les différents horizons du sol. Nous le sentons au plus profond de nous : un sol plus aéré vit mieux, un sol sarclé diminue la concurrence entre vigne et herbes, un sol travaillé nous donne plus d’énergie et nous permet de pousser plus facilement.   Et avec les quelques jours de beau qui suivent ce travail, les racines des herbes mises à nues sèchent et cela augmente encore l’efficacité du geste. Travail du sol au Clos du Mormont ... Suite

Travail du sol d’automne

12 novembre 2010 | Commentaires (0)

« A l’automne, le courant de sève est descendant, c’est la période centripète. Contrairement aux apparences, l’automne est une saison de renouveau : certes les bourgeons s’endorment et les feuilles tombent mais le sol se réveille (…) L’automne est la saison d’activité biologique maximale du sol. Celui-ci s’est réveillé à l’équinoxe d’automne, le 21 septembre et ne se rendormira qu’à l’équinoxe de printemps, le 21 mars » (François Bouchet, L’agriculture biodynamique). L’automne est aussi un moment privilégié pour le travail du sol. Une manière d’oxygéner celui-ci et de favoriser la vie bactérienne. Le travail du sol au cheval n’est pas seulement une jolie histoire pour biodynamiste rêveur… Il prend en effet une grande partie de son sens dans le fait que le vigne de Sensine est plantée de manière trop étroite pour être mécanisable. Dès lors, il faut choisir entre le travail du sol au rablais, au treuil (2 personnes pendant environ 1 journée) ou au cheval (moins de 3 h pour faire le... Suite

Les Murgères

22 août 2010 | Commentaires (0)

Le vignoble valaisan présente une très grande diversité de cépages, de terroirs, d’expositions et de modes de culture. L’une d’elle, ancienne et maintenant disparue, était réalisée sur des Murgères. Ces tas de pierres sont apparus lorsque les hommes ont commencé à cultiver des endroits très caillouteux. On enlevait en effet les pierres d’un carré que l’on voulait cultiver et on les mettait en tas, tout autour du carré. A l’intérieur de celui-ci, on cultivait céréales ou légumes et sur les bords, on plantait de la vigne, adossée aux Murgères. Cette méthode de culture n’est plus employée mais on trouve parfois d’anciennes Murgères qui ont été conservées et qui réservent parfois des surprises.. ... Suite

Erosion des sols

17 mai 2010 | Commentaires (0)

Ancien collaborateur de l’INRA (institut national de la recherche agronomique en France), Claude Bourguignon et son épouse Lydia se sont mis à leur compte lorsque leurs recherches sur la dégradation des sols, dans les années 1970, ont été peu suivies par le milieu de la recherche, voire même rejetées. Certes, son discours peu choquer mais il reflète une certaine réalité que l’industrie agricole tente de dissimuler. Conseiller de nombreux domaines viticoles très prestigieux, c’est lui qui, il y a quelques années, a sorti cette comparaison incroyable : certains sols cultivés (notamment en Europe) ont moins d’activité organique que les sols d’un désert comme le Sahara… ... Suite

L’état des sols

6 mai 2010 | Commentaires (0)

Les sols sont les supports de la vie. Ils sont en quelque sorte la face cachée de la végétation et de tout ce qui pousse sur eux. Que faisons-nous actuellement des sols, avec notre agriculture intensive ? Quelques éléments de réponse en compagnie de Claude Bourguignon. C’est ici : alerte-babylone ... Suite