Idéalement situé sur un magnifique terroir au sol calcaire profond, je suis année après année marqué par la fraîcheur et la minéralité. Encore plus dans le millésime 2024, classique, plutôt tardif. Ma bouche est à la fois vive et soyeuse, sapide et salée, tout en étant finement crayeuse.
Oubliée par mes propriétaires et sise à proximité de l’Arvine de Sensine (sur falaise), ma petite parcelle a été taillée sur le tard, fin mai ! Mon jus a été vinifié puis élevé dans un œuf en grès, pour au final un vin au caractère étonnant, à la fois mûr, frais et minéral. Hors des sentiers battus, je suis une curiosité plutôt rare…
Sur les hauts d’un fameux cône de déjection, je puise mes racines dans un sol léger, caillouteux, limoneux, et bénéficie de la fraîcheur due à l’altitude. Ainsi, me voici délicat, léger, dansant, finement aromatique. Et bien parti pour me complexifier avec la garde !
Elancé, délicat, vif et rafraichissant comme de l’eau de roche, je donne une interprétation toute particulière du solaire millésime 2023. Grâce notamment à mon tempérament de cépage tardif et mon sol de moraine léger et profond, tempéré par le lac de Bienne situé à quelques centaines de mètres de là.
Ma toute petite parcelle située à Chamoson donne bon an mal an une feuillette d’un vin délicat, généreux, ample, marqué par une rare complexité aromatique. 2024 est mon tout dernier millésime. Je vous laisse profiter une dernière fois de mon style de grand équilibre, vineux, sans lourdeur, en mesure de défier le temps en toute sérénité.
Avec 2023, c’est le retour du caillé ! Mais oui, vous savez : le premier stade de la pourriture noble… Et avec lui son cortège de fruits exotiques, d’arômes et de saveurs intenses. Me voilà donc très expressif, avenant, tout en restant fidèle à mon terroir, qui me donne ce tranchant et cette vivacité exceptionnels.
Plongés dans mon terroir depuis plus de six décennies, mes ceps ont aimé le sec, solaire et très chaud millésime 2022. Pour une matière substantielle, qui s’étire en une finale très longue et de grande classe. Expressif et accueillant, je suis prêt à être dégusté sans délai autant que gardé de nombreuses années.
De ma petite parcelle enclavée entre des maisons à la Neuveville, je puise une belle densité, doublée d’une vivacité tonique et vineuse. Mon lourd sol de marnes m’a d’emblée donné tout ce qu’il fallait pour m’exprimer pleinement dans ce millésime ensoleillé et chaud. Après quelques mois supplémentaires de cave, je vais en étonner plus d’un !
Après un sévère gel de printemps suivi d'une pression de mildiou extraordinaire, seuls quelques-unes de mes grappes ont survécues sur mes vignes des Côtes de l'Orbe (Clos du Mormont, Orny et la Paix). Quelques litres pour seulement 72 bt. Mais alors, quelle minéralisé, quelle densité, quelle persistance ! Sûr que je vais plaire, même aux détracteurs de rosé...
Mon nom viendrait du fait qu’à la Saint-Laurent, le 10 août, ma véraison soit terminée. En 2023, ça a encore été le cas, pour une vendange plutôt précoce, le 23 septembre. Ma robe noire et mon intense nez de baies des bois précède un corps tout en légèreté et en délicatesse. Le tout parfaitement dans l’air du temps, avec très peu d’alcool !
Mon clos est situé au cœur de la Neuveville, entouré de maisons et protégé du vent et du froid. Le cépage tardif que je suis s’y plais et donne le meilleur, tout en délicatesse, finesse et soyeux. Moins de 10 % d’alcool, des notes épicées et florales et une fin de bouche qui évoque ni plus ni moins qu’une caresse…
Enserrés de hauts sommets, plantés sur un coteau vertigineux, constamment balayé par les vents, mes ceps plongent leurs racines entre les roches. Pour un vrai vin de montagne, à l’étonnante densité de fruit, avec une longue finale qui donne l’incroyable sensation de sucer un caillou alpin !
A l’instar de petits arbres, mes imposants ceps plongent leurs racines depuis près de 70 ans dans une terrasse d’altitude qui domine le lac de Bienne. Comme tous les 2024, je suis plutôt délicat et élancé, avec une finesse de texture et une délicatesse de fruit propre à mon terroir original de calcaire et de terres rouges.
Les Orious, c’est le p’tit nom donné à une famille de cépages comprenant le Cornalin et l’Humagne Rouge. Ces deux cépages sont plantés sur ma petite terrasse, à Sensine – sous la vieille vigne d’Arvine. Après une année et demie d’élevage, j’évoque un sol forestier parsemé de nombreuses baies. Original, j’associe un corps tout en délicatesse à un caractère un peu sauvageon.
En 2023, j’ai à nouveau souffert de la sécheresse et mes grains sont restés petits. Ainsi, ma concentration est belle mais je suis encore un peu austère. Pour sûr que je vais me déployer avec le temps : les intenses baies noires et la fameuse minéralité de ma colline sacrée, aride et au calcaire si dur, sont déjà à l’œuvre…
Je suis issu d’une vigne en forte pente située sous la commune de Rance et sise sur un sol de marnes rouges collantes. Avec la chaleur et la sécheresse de 2022, mes grains sont restés petits et concentrés et m’ont donné charpente, densité et vinosité. Le tout serti de quelques tannins bien affirmés, gage d’un joli potentiel de garde. Mais je suis déjà prêt à vous faire bien plaisir, pourquoi pas en accompagnement d’une viande braisée ou d’un bon plat mijoté.
Situé sur les hauts du coteau de Fully, mon petit replat est planté avec un vieux cépage quasi oublié. Pourtant je suis dans l’air du temps : dense, avec peu d’alcool, expressif en fruits et doté d’un solide caractère et de nombreux tannins. Comme le Renard, dans le Petit Prince, je suis facile à apprivoiser. Et j’ai plein de belles histoires à raconter.
En 2018, mes raisins étaient parfaits. Tellement qu’ils ont été mis à sécher tout l’hiver au grenier, dans de petites cagettes en bois. Après avoir été rigoureusement triés, ils ont fermenté et passé plus de 6 ans dans un fût. J’en ressors doux et aérien, terriblement harmonieux : un bouquet de fruits secs, aux senteurs de tabac et d’épices douces. Un voyage initiatique dans les forces qui nous dépassent.
20 ans sans quitter mon tonneau. Toute une génération pour me constituer, me concentrer (une part des anges énorme), m’enrichir en esprit, en complexité, en alcool, en substance, en légèreté, en acidité. Hors du temps, au-delà des modes, je suis improbable, tout à fait… unique en mon genre.
2013 a été un millésime plutôt frais et humide, ce qui a entravé ma floraison. Du coup mes grappes étaient beaucoup moins nombreuses et mes grains plus concentrés. Grâce à cette densité, j’ai pu me bonifier pendant 11 ans sur lattes ! Avec, au final, une magnifique évolution et cette fraîcheur insoupçonnée qui plaira aux amateurs de vins hors normes…